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"ROBERMONT"
J. Beaujean - 2000



DEHALU Marcel (1873-1960)

 

  • Montegnée 1/9/1873 - Liège 20/6/1960

 

Notice rédigée par Guy Dehalu

 

"... l'ennui de vivre et de vouloir s'arrête à la porte de tout laboratoire."

 

Diplômé docteur en sciences physiques et mathématiques de l'Université de Liège avec la plus grande distinction, en 1897, il devint assistant puis répétiteur de Constantin le Paige, mathématicien réputé et directeur de l'Observatoire de Cointe. Il s'attela à la réorganisation des laboratoires, créa les travaux pratiques pour étudiant et mit sur pied les théories indispensables tant pour l'étude de l'astronomie que de la géodésie et de la physique du globe. C'est sur l'étude du magnétisme terrestre qu'il portera principalement ses efforts. Il monte à Cointe une station magnétique qui enregistre de façon continue les composantes de la force magnétique terrestre et crée plus de cent stations d'observation an Belgique. Son expérience, dans ce domaine, lui valut de participer, avec la mission Bigourdan, astronome à l'Observatoire de Paris, à l'éclipse totale de soleil du 30 août 1905, à Sfax, en Tunisie. Parallèlement, il entreprend les premières expériences de photogrammétrie effectuées en Belgique.

De 1906 à 1909, en congé de l'Université, l'Etat Indépendant du Congo lui confie des missions en relation avec la délimitation de la frontière entre l'Uganda et le Congo, notamment en collaborant, avec les délégués du gouvernement britannique, à la mesure d'un arc du 30ème méridien de part et d'autre de l'équateur.

En 1909, il devint titulaire du cours de topographie près de la Faculté Technique, en remplacement du professeur Duguet, admis à l'éméritat. Sa maîtrise des instruments le fit appeler par les exploitants miniers pour résoudre certains problèmes délicats de topographie souterraine puis fut chargé par l'Administration des Mines et l'Association charbonnière de la Campine, de 1910 à 1913, de dresser une carte générale des concessions minières de ce nouveau bassin.

En 1914, sous la menace de l'envahisseur, l'Université dut fermer ses portes pendant 4 ans. Marcel Dehalu ne resta pas inactif pour autant et décida, à la fois pour nourrir sa jeune famille et pour réaliser un rêve longtemps reporté, de se consacrer à l'horticulture. Il commença par suivre les cours de l'Ecole d'Horticulture de Liège puis les mit en pratique dans une petite propriété qu'il acquit à Comblain-la-Tour. Le résultat ne se fit pas attendre et excita bientôt l'envie de ses voisins fermiers. Cette passion lui valut, en 1935, de présider aux destinées de la Société d'Horticulture de Liège.

Lorsque le Paige fut admit à l'éméritat, an 1922, Marcel Dehalu hérita non seulement de la totalité de son enseignement mais aussi de la charge de directeur de l'Observatoire et d'Administrateur-Inspecteur de l'Université, fonction, à cette époque, permanente. Les deux axes principaux de son action en faveur de l'Université furent le recrutement et la formation de jeunes chercheurs de talent, notamment par des stages dans des laboratoires étrangers, et la mise à disposition des professeurs de laboratoires spacieux et bien outillés. Son oeuvre principale fut la construction des instituts de la faculté des Sciences appliquées au Val Benoit, mais elle s'étendit aussi à l'Hôpital de Bavière et à tous les Instituts qui requéraient des équipements nouveaux pour les étudiants et pour la recherche et bien sûr pour son cher Observatoire de Cointe devenu depuis Institut d'Astrophysique.

Son action en faveur des étudiants s'est également manifestée de façon énergique, d'abord dans la fondation avec le recteur Eugène Hubert de la "Maison des Etudiants" dont il assura la présidence sans interruption de 1926 à 1951, ensuite dans l'esprit de résistance qu'il adopta, avec le recteur Graulich, vis à vis des autorités occupantes durant la seconde guerre mondiale, afin de soustraire les personnes et les biens de l'Université aux tentatives de poursuite ou de mainmise.

Ses facultés intellectuelles étant demeurées intactes jusqu'à sa mort en 1960, il ne cessa de reprendre ses travaux antérieurs, d'aborder de nouvelles disciplines mathématiques et de publier les résultat de ses travaux dans les organismes dont il était membre et qu'il avait présidé à plusieurs reprises: l'Académie Royale de Belgique, l'institut Royal Colonial, le Conseil scientifique de l'Observatoire Royal, le Bureau International des Poids et Mesures à Paris, la Société Royale des Sciences de Liège dont il fut secrétaire de 1932 à sa mort et l'Académie des Sciences de l'Institut de France dont il fut nommé Correspondant en 1951.

 


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