COMITE DE DEFENSE DES SERRES ET DU JARDIN BOTANIQUE DE LIEGE ASBL

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"ROBERMONT"
J. Beaujean - 2000



GAEDE Henri (1795-1834)

  

  • Kiel, duché de Holstein, Royaume de Danemack 26/3/1795 - Liège 2/1/1834.
  • Epoux de Christine Sophie Jeannette Schröder.
  • Premier professeur de sciences naturelles à l'Université de Liège, (botanique et zoologie) directeur du jardin botanique et premier président de la Société d'horticulture de Liège.

 

Dans l'édition "papier" initiale de ce document, c'est volontairement que nous n'avions pas consacré de notice biographique à H. Gaede, n'étant pas sûr qu'il fut inhumé à Robermont. De nouvelles recherches, aux Archives de l'Etat et dans les obituaires du cimetière, nous permettent de dire avec certitude, que sa veuve, qui décéda à Liège le 14 janvier1880, y fut inhumée dans la partie du cimetière réservée à l'époque, aux personnes de religion protestante. Il est donc plus que probable que H. Gaede y fut lui-même enterré 56 ans auparavant !

C'est avec déférence que nous cédons la plume (à titre posthume) au professeur Ed. Morren pour la rédaction de la notice biographique sur H. Gaede, publiée en 1865, dans la Belgique Horticole, pp. V-XV + 1 portrait.

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PROLOGUE

 A LA MEMOIRE DE HENRI MAURICE GAEDE,

 1795-1834

____

 

L'Université de Liège fut établie par décret de Guillaume I, roi des Pays-Bas, le 25 septembre 1816. Les premiers curateurs furent le comte Al. de Liedekerke, le baron C.H.de Broich, le baron H. de Villenfagne d'Engihoul, D. de Melotte d'Envoz, Fréd.de Rouveroy. L'ouverture solennelle eut lieu le 27 septembre 1817, sous le rectorat de M. D. Sauveur. J. M. Vanderheyden pour les sciences mathématiques et G. Delvaux pour les sciences physiques et chimiques formaient à eux deux seulement toute la faculté des sciences. Il ne fut pourvu à l'enseignement des sciences naturelles que l'année suivante, en 1818, par la nomination de H. M. Gaede.

Ce jeune savant n'avait encore que 22 ans. Déjà son nom était cité avec honneur parmi les naturalistes de l'Allemagne. Il voyageait en Suisse, se dirigeant vers l'Italie, quand il reçu du gouvernement des Pays-Bas la proposition d'être nommé professeur à Louvain ou à Liége. Il préféra cette dernière ville où il arriva en 1818. Il s'était concilié à Berlin l'estime et l'amitié de Rudolphi et c'est sur la recommandation de ce célèbre anatomiste et de Tiedemann que les Universités belges s'adressèrent à lui.

Henri-Maurice-Joachim Gaede est né à Kiel, dans le Holstein, le 26 mars 1795 (Cette date est attestée par l'acte de mariage de H. M. Gaede, lequel fut célébré à Liège, le 16 décembre 1819, en présence de Fréd. Rouveroy, officier de l'état civil, et de Ig. Desinger, Professeur de phylosophie, Dom. Fuss, professeur de littérature ancienne, L. Aug. Warenkoenig, professeur de droit et J. Jos. Labye, rentier, tous les quatre témoins.).

Son père, Joachim-Gotfried occupait une position honorable dans la bourgeoisie de cette Ville et destinait son fils aîné à l'étude de la théologie. Le jeune homme avait sans doute déjà manifesté cet amour de la divinité et cette tendance au mysticisme qui se développèrent pendant toute sa vie. Son attention se porta sur les choses de la nature et bientôt il fut saisi d'une véritable passion pour les sciences naturelles. Il fit ses classes et ses humanités avec beaucoup de succès et puis étudia à l'Université de sa ville natale. Il devint le disciple favori du savant professeur Wiedemann et vivait aussi, à cette époque dans l'étroite amitié du pasteur Harms. Il suivit les cours à l'Université de Berlin et là fut remarqué par Rudolphi.

Il s'adonna d'abord à l'anatomie comparée. Sa première publication, qui porte la date de 1813, a pour sujet l'anatomie des insectes.

En 1816 parut à Berlin son Essai sur l'anatomie et la physiologie des Méduses le plus important de ses ouvrages, qui en attirant sur lui la considération du monde savant, détermina toute sa carrière toute sa carrière.

Cette monographie est riche d'érudition ; les dissections sont délicates et les observations judicieuses.

L'année suivante, en 1817, Gaede publia sa Dissertation inaugurale : elle traite de la structure des insectes et des vers. Il donna une édition allemande et plus étendue de ce travail dans lequel nous avons vu citer les Hydrophilus piceus, Buprestis mariana et Mygale avicularia.

Gaede n'avait encore que 21 ans. Il était déjà un anatomiste distingué. Ses maîtres concevaient les plus grandes espérances pour son avenir ; les certificats de ses professeurs de Kiel le désignaient comme appelé à rendre des services à l'enseignement supérieur et digne de monter dans une chaire universitaire.

Cette réputation naissante attira l'attention du gouvernement danois et le Roi dans sa sollicitude pour les sciences et les lettres accorda à Gaede une bourse de 600 thalers pour l'encourager à faire un voyage en Italie, jusqu'à Rome. Il partit en 1818 et c'est au milieu de cette excursion, au moment où il allait entrer en Italie, qu'il reçut la proposition de venir professer l'histoire naturelle à l'Université de Louvain ou à celle de Liége. Etranger aux Pays-Bas il ne savait s'il devait opter pour Liége ou pour Louvain. Personne ne pouvait le renseigner. Il jeta en l'air une pièce de monnaie et décida la question par pile ou face.

Il se hâta d'accourir et entra immédiatement en fonctions. Dès la fin de 1818, il enseigna l'histoire naturelle, la minéralogie, l'anatomie comparée, la botanique et la physiologie des plantes.

Son esprit sentimental se révèle dès son discours inaugural, inséré dans le second volume des Annales de l'Université de Liége. Il prit pour sujet le caractère religieux qui doit présider à toute investigation scientifique : de vero naturae indagatore.

Gaede devint doyen de sa faculté en 1819-20 et fut investi de la dignité rectorale en 1822-23. Il prononça, en cette qualité, le 2 octobre 1822, un discours sur la distribution des êtres organisés sur le globe.

Il avait la coutume d'ouvrir et de clôturer chacun de ses cours par un discours. Il publia ces compositions dans trois opuscules qui ont paru successivement en 1821, en 1824 et en 1827. Son coeur et son âme irradient librement dans ces circonstances. Le premier de ces discours est du mois de février 1819. Gaede était un vitaliste convaincu :

"La vie existait déjà, dit-il dans son discours du mois de mars 1820, à la formation de la terre, mais dans un état latent. Toute la terre n'est pas moins organisme que chaque plante, chaque animal en particulier, et lors de sa formation, la vie n'a servi qu'à ordonner et disposer toutes ses parties : celles-ci une fois ordonnées et disposées, la vie quitta son état latent et se montra à l'extérieur en formant de nouveaux organismes, de petites terres, si je puis m'exprimer ainsi, qui se détachèrent de la terre primitive à laquelle elles devaient l'origine."

Le 6 mars 1823, à l'ouverture du cours d'anatomie comparée, il rassembla toutes les considérations de nature à faire apprécier l'importance et l'utilité de cette science. Il l'envisageait d'un point de vue élevé :

"C'est un des principaux buts de l'étude de l'anatomie comparée, dit-il, que de découvrir la liaison qui existe entre la forme extérieure et la structure intérieure."

Le 21 février 1824, à sa dernière leçon de zoologie, il disait à ses élèves :

"Que l'homme présomptueux ramasse beaucoup de faits, que son esprit en forme même un édifice, cet édifice restera dans son intérieur sans éclat et sans chaleur, puisque les rayons bénissants de l'amour divin n'y pénètrent jamais..."

Son exquise sensibilité éclate dans ses quelques mots sur l'anatomie comparée, et sur les tourments auxquels on expose souvent les animaux :

"Que dire donc de la coutume barbare d'apporter régulièrement au marché des oiseaux cruellement aveuglés ? Que dire lorsqu'on voit s'amuser nombre d'enfans, à tourmenter des êtres que Dieu a créés pour se réjouir pendant le court espace de leur vie ; lorsqu'on voit le public assister à des combats cruels que se livrent, forcés par des hommes impitoyables, de pauvres animaux qui ne se connaissaient et ne se cherchaient pas ? Que dire enfin, lorsqu'on voit des hommes, étouffant tout sentiment de compassion, d'amuser à martyriser des animaux vivants attachés à une roue ? Que dire de ce jeu qui se pratique aux portes de la ville à l'occasion des fêtes et des réjouissances et auquel le public prend plaisir d'assister sans distinction de sexe ni d'âge ?"

On sait que Lyonet, le célèbre anatomiste de Maestricht, éprouvait la même antipathie à faire sur des animaux des dissections qui n'étaient pas commandées par les légitimes nécessités de la science. Nous recommandons la mémoire de Gaede à notre Société belge pour la protection des animaux. Le jeu cruel des oies, que l'on rouait vives, a d'ailleurs disparu, mais les combats de cocq, l'aveuglement des pinçons, le martyr des oiseaux voletant au perchoir et des hannetons captifs, sont toujours en honneur.

Le discours prononcé à l'ouverture des leçons debotanique, le 10 mars 1824, est la paraphrase de cette pensée : la vertu conduit l'homme à la nature, et la nature le conduit à la vertu.

A la fin du même semestre, le 22 juillet 1824, Gaede repasse son enseignement en revue et ce résumé montre qu'il étatit sans cesse préoccupé de conduire ses auditeurs par la science à la conviction religieuse.

Tous ses discours révèlent une grande sensibilité, une âme tendre et le sentiment de la religiosité. Son style est clair et correct.

"Le naturaliste, disait Gaede lors de l'ouverture des cours de zoologie, le 16 octobre 1827, qui ne veut que satisfaire une vaine curiosité, qui ne cherche qu'à remplir un vide dans ses connaissances par l'étude des objets naturels, ressemble à l'homme insensé, qui, en admirant la dorure d'un beau cadre, oublie entièrement le magnifique tableau qu'il renferme."

Il publia la même année quelques mots sur l'éducation de la jeunesse, où il dit que :

"C'est la Bible à la mains que nous devons enter dans le temple auguste de la nature, pour bien comprendre la voix du créateur qui retentit de toute part..."

L'influence de ses premières études dirigées vers la théologie se fit sentir sur toute sa vie. Gaede nous semble avoir été dans son enseignement, autant un moraliste qu'un savant.

"Dans son enseignement, nous dit un de ses collègues, M. Pagani, Gaede n'était pas systématique ; il avait soin, au contraire, de comparer toutes les théories ; à l'autorité imposante de Mirbel, il opposait les opinions réfléchies de Link, et il réfutait les conjectures hasardées de certains naturalistes par les découvertes ingénieuses que faisait Amici, au moyen de son microscope perfectionné. C'est ainsi que le professeur accoutumait ses jeunes auditeurs à suspendre leur jugement sur toutes les questions douteuses, et qu'il leur indiquait en même temps les sources où ils devaient puiser pour agrandir le cercle de leurs connaissances. Je n'aurais donné qu'une idée incomplète de sa méthode, si j'oubliais d'ajouter qu'à l'exemple de Bernardin de Saint-Pierre, il ne plaçait pas le but de la science seulement dans la multiplicité et la classification des faits qui servent à l'enrichir tous les jours davantage ; il se proposait un but plus noble, plus utile et plus élevé. Sa pensée était que l'étude des merveilleux phénomènes de la nature sert à nous donner la preuve la plus sensible de la toute puissance et de la sagesse infinie du créateur. C'est bien de lui que l'on aurait pu dire à juste titre que s'étant de bonne heure familiarisé avec la Bible, il avait pris pour sa devise ces paroles du roi prophère :Meditatum sum in omnibus tuis, in factis manuum tuarum meditabor."

Gaede publia, en 1828, un catalogue des plantes cultivées dans le jardin botanique de l'Université de Liége, dont il avait la direction. Les plantes y sont disposées par familles dans l'ordre de Jussieu et chaque nom est accompagné de renseignements historiques et techniques. Dans la préface l'auteur relate que le jardin botanique, situé autour des bâtiments de l'Université, a été fondé en 1817 par ordre du Roi et bientôt agrandi le long de la Meuse par le concours de la régence municipale.

Plan du 1er jardin botanique de l'ULg.
Projet de Jean-Noël Chevron (1822)
Ce projet fut achevé en 1824.
(ULg. Coll. artistiques)

Le premier fonds des serres est venu de l'horticulteur Demblon et a été augmenté par de généreux donateurs. On peut citer Bellefroid-Van Hove qui rapporta plus de 300 espèces de graines de Paris et donna au jardin botanique une belle collection de Crataegus ; Thouin, professeur à Paris ; Bosc qui le remplaça dans la direction du jardin des plantes ; Nees ab Esenbeck, professeur à Bonn ; Reinwardt, professeur à Leyde, et Blume, qui tous deux explorèrent les Indes néerlandaises, le Prince Maximilien de Neuwied qui envoya des graines du Brésil à la demande de de Goedeke, gouverneur militaire de la province de Lége ; la comtesse de Vilain XIIII qui donna une belle collection d'arbres et d'arbustes, enfin Lejeune, Courtois, Stephens et Michel qui enrichirent le jardin de plantes indigènes.

A cette époque Courtois était déjà sous-directeur du jardin botanique de Liége et sans doute il a rédigé sinon la totalité, au moins la plus grande part du catalogue. Ce document mentionne la présence au jardin botanique de Liége de 145 familles, 1188 genres et 3851 espèces.

La première Société d'horticulture de Liége fut établie en 1830 : les statuts portent la date du 4 avril 1830. Gaede en fut le premier président et R. Courtois le secrétaire. Sous l'influence de ces deux savants et des Vanderstaeten, Lesoinne, Latour, de Sauvage, F. Hubart, Jacob-Makoy et Libert, l'horticulture liégeoise prit bientôt un grand essor. La première exposition fut donnée à l'Hôtel-de-Ville, le 20 juin 1830 ; 437 plantes y figurèrent. Cependant le programme n'annonçait que deux premiers prix et deux seconds prix. Pendant plusieurs années on ne fit pas plus amples libéralités. Les prix se sont multipliés de nos jours, à Liége et ailleurs, dans toutes les expositions florales, tant et si bien qu'ils ne sont guère autre chose que des jetons de présence.

A la fin de sa vie, Gaede s'occupa surtout d'entomologie et publia quelques descriptions d'espèces inédites. Il était devenu de plus en plus rêveur et mélancolique. Il fit imprimer à Kiel, sous le titre de Stillleben aus dem innern Leben, un petit recueil de pensées intimes : sur l'amitié, sur la liberté, sur la musique, sur les fleurs, le printemps, l'automne, le cimetière, etc. Cet opuscule renferme aussi la revue de quelques écrits de Goethe.

Il a laissé une belle collection d'insectes et un intéressant herbier qui renfermait 5793 espèdes de végétaux. Sa collection minéralogique avait été acquise pour les cabinets de l'Université.

Etiquette d'herbier manuscrite
de la main d'H. Gaede (illisible...)

Ses dernières années furent agitées par les évènements de 1830 qui ébranlèrent profondément tout l'édifice de l'enseignement supérieur dans les provinces belges. Sa position fut menacée. Sa chaire fut convoitée par son plus proche disciple, R. Courtois. Cet infortuné savant avait sans doute le pressentiment de sa fin prématurée ; fort d'un talent réel et d'un grand savoir, il voulait se faire jour avant de descendre dans la tombe ; et puis, il était enfant de Verviers et la Belgique venait de secouer le joug étranger : la plupart de nos oppresseurs dans la science, comme dans l'administration et l'armée, s'étaient enfuis. Tout cela explique, s'il n'excuse pas, les démarches que fit Courtois, après 1830, pour monter dans la chaire de botanique à l'Université de Liége. Les leçons de botanique furent faites pendant quelques temps par Lemaire, professeur de mathématiques. Cependant Gaede fut maintenu dans ses fonctions, mais il les conserva peu de temps et descendit prématurément dans la tombe, à Liége, le 2 janvier 1834. Courtois l'y suivit de fort près.

On voit par le récit que nous venons de faire que Gaede inaugura l'enseignement supérieur de la botanique à Liége, créa le jardin botanique et fonda la Société d'horticulture.

Il fut très occupé et chargé même d'un fardeau trop lourd pour un seul homme. Comme professeur d'histoire naturelle, il enseigna, la botanique et la physiologie végétale ; la zoologie et l'anatomie comparée ; la minéralogie et la géognosie.

Il a fait partie de plusieurs Sociétés savantes, notamment : de la Société minéralogique de Iéna (25 mai 1818), de l'Académie Impériale des Curieux de la Nature (1819) où il portait le surnom de Basterus et à laquelle il envoya plusieurs de ses compositions ; de la Société des sciences naturelles de Groningue (21 mars 1820) ; de la Société des sciences naturelles de Liége (5 mai 1824) ; de la Société entomologique de France (21 mars 1833), etc.

Il était actif et matineux. L'emploi de son temps était réglé avec méthode. Il était modeste et vivait simplement. Il n'attacha jamais de prix à l'argent ni aux honneurs, et dédaignait de thésauriser.

Sa bonté était sans bornes ; son humeur douce, mélancolique et quelque peu inquiète. Sa pitié était extrême. Tous les jours, lespremières années de son séjour à Liége, il allait au Paradis, au bout du quai d'Avroy, prendre son café. Une fois, en plein hiver, un pauvre auquel il donnait tous les jours, lui dit que le froid si vif le rendait malade. Gaede retourna chez lui, chercha des chemises , gilets, etc., et s'en revint au pauvre les lui donner. Sa charité n'avait d'autres limites que ses resources. Quand il mourut, les pauvres s'écriaient dans les rues qu'ils avaient perdu le père des pauvres. Il était profondément religieux.

Gaede se maria en 1819 avec Melle Chr.-Soph.-Jeannette Schroeder, de Ploen près de Kiel. Il a laissé deux fils ; le second, M. H. Gaede, médecin distingué et naturaliste, après avoir voyagé autour du monde, s'est définitivement fixé à Liége.

Le bulletin de la 9ème exposition d'horticulture de Liége, qui eut lieu le 13 mars 1836, Charles Morren étant président honoraire de la Société, contient une épitaphe complète et touchante pour son premier président. Nous la reproduirons ici, à la fin de cette notice, quand nous aurons dit encore que la Société a placé sur le beau diplôme qu'elle fit graver en 1837, les portraits de Gaede et de Courtois, à côté de ceux des Poederlé, Dodoens, Busbeck, De l'Ecluse et Van Sterbeck, c'est-à-dire parmi les plus illustres représentants de la botanique horticole de Belgique.

 

 

BIBLIOGRAPHIE DE H. M. GAEDE

1° Beyträger zur Anatomie der Isekten von H. M. Gaede - mit einen vorwerte von Prof. C. H. Pfaff. Altona 1815, bei Hammerrich, 2 planches, 34 p. in-4°.

2° Beitrage zur Anatomie und Physiologie der Medusen nebst einem versuch einer einleitung uber das, was den altern natuforschern in hinsicht dieser Thiere bekannt war, von H. M. Gaede mit 2 kupfertafeln. Berlin 1816, in der Maurerschen Buchhandlung Poststrasse n° 29 - 28 p. in-8°.

3° Dissertatio inauguralis sistens observationes quasdam de insectorum vermiumque structura quam pro summis in Philosophia honoribus inter soccularia solemnia acclesiae à Luthero reformatae rite obtenendis publico eruditorum examini offert H. M. Gaede Kiliensis - Kiliae typis Mohr 1817 ( 20 p. in 4°).

4° Oratio inauguralis de vero naturae indagore, publica habita die XVI novembris A. MDCCCXVIII - 8 p. in-4° - Dans Annales Academiae Leodiensis A. 1818-19. Liége chez Collardin 1821.

5° Observations physiologiques sur les vaisseaux biliaires des insectes, par H. M. Gaede ; dans Annales générales des sciences physiques tome II, p. 186, Bruxelles 1819.

C'est le même écrit qui a paru sous le titre : Physiologische Bemerkungen über die sogenannten Gallgefässe der insecten, von Dr H. M. Gaede ; in-4°, 14 p. - In Nuoa acta Physicomedica Acad. Caes.-Leopold. nat. Curiosorum ; T. X, pars II, p. 325. - Bonn, 1821.

6° Discours sur le véritable but de l'étude des différentes branches appartenant à l'histoire naturelle, par H. M. Gaede. Liége chez Collardin 1821 ; broch. 28 p. in-8°.

7° Beitrage zur Anatomie der Insecten von Gaede, in-4° ; 18 p. et une planche. - In Nov. act. Phys.-med. Acad. Caesar.-Leop. Nat. Curios. T. XI, part II, p. 323. - Bonn. 1823.

8° Oratio de distributione corporum organicorum supra terram nostram publice habita die VI octobris MDCCCXXIII. - 23 p. in-4°, dans : Annales Academiae Leodiensis. A. 1822-23. Leodii, apud Collardin, 1824.

9° Dieu dans la nature. Cinq discours développant le véritable but de l'étude de l'histoire naturelle, prononcé par H. M. Gaede. Liége 1824, chez Collardin 32 p. in-8°.

10° Deux nouveaux discours développant le but de l'étude de l'histoire naturelle, suivis de quelques mots sur l'éducation de la jaunesse, par H. M. Gaede. Liége chez P. J. Collardin, 1828, 1 broch. In-8° de 18 p.

11° Index plantarum horti botanici Leodiensis. Leodii Apud P.J. Collardin, 1828, 1 broch. In-8° de 99 p..

12° Quelques mots sur l'Anatomie comparée, sur les dissections d'animaux vivants et sur les tourmens auxquels on expose souvent les animaux, par H. M. Gaede ; 4 p. in-8° sans date.

13° Acanthothorax longicorne Gaede (Coleopt. Rhynchophore). Description et iconographie 1 feuillet in-8° et 1 pl. Dans le ….. de Guerin, 1832.

14° Stilleben aus dem innern Leben, von Dr Gaede. Kiel, 1833. In-16°, 61 p.

15° Calandra securifera, Description et iconographie. - Ann. De la Soc. Entomol. II, p.458.

 

Sources

Discours prononcépar M. Pagani, professeur à l'Université de Liége, lors de la mort du Professeur Gaede ¾ Dans les Ann. De l'enseig. sup. Tome V p. 747.

Necrologie van H. M. Gaede, door J. Vander Hoeven, in Tijdschrift voor natuurlijke Geschiedenis. Tome I. p. 197. - Amsterdam 1834.

 

Edouard Morren.

 

 

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Notes du transcripteur : précisions sur quelques personnes citées par Ed. Morren.

DEMBLON Jean Nicolas Michel. (Neuville-en-Condroz 1762 - Liège 28/10/1825). Horticulteur, ensuite jardinier en chef du jardin botanique de Liège.

BELLEFROID - Van-HOVE Henri Théodore Barthelemy. (Liège 27/2/1785 - lieu et date du décès inconnus) Maire de Freloux, agronome, pépiniériste. En 1838, il demeure à Paris

LEJEUNE Alexandre Louis Simon. (Verviers 23/12/1779 - Verviers 28/12/1858) Médecin et botaniste, " Père de la botanique belge ".

STEPHENS Henri Guillaume Abeillard (Liège 6 vendémiaire an 8 [28/9/1799] - Liège 23/12/1889), ancien jardinier au jardin botanique, architecte de jardins.

MICHEL Pierre Joseph (Olne 20/7/1788 - sur les Waides, Olne 13/11/1854) horticulteur-pépiniéristes, botaniste.

VANDERSTRAETEN Antoine (Hasselt 21/12/1771 - Liège 24/2/1859) Vice-président de la Soc. d'horticulture. Amateur de fleurs.

LESOINNE Nicolas Maximilien (Liège 26/10/1774 - Bruxelles 26/12/1839) Député, fabricant d'armes, exploitant du charbonnage du Val-Benoit. Amateur de fleurs et de légumes nouveaux à Liège, à cette époque (tomates, tétragone, cardon, etc.)

de SAUVAGE Etienne Noël Joseph (Liège 24/12/1789 - Bruxelles 24/8/1867) Député, président de la Société royale de flore de Bruxelles.

 LIBERT Etienne Joseph (Liège 8/9/1771 - Liège 23/1/1845. Jardinier-fleuriste célèbre à son époque.

 

 


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